Couper le chauffage la nuit, le week-end et les vacances

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Une école est inoccupée les 3/4 du temps ! Durant la nuit, les week-ends ou les vacances, on peut arrêter totalement le chauffage, en conservant une simple sécurité hors-gel. Un thermostat programmable permet de régler ces périodes de chauffe automatiquement.

A défaut, il est urgent d’investir dans la régulation de l’installation : c’est l’investissement le plus rentable ! Comment savoir si le chauffage est bien coupé et non «ralenti» le week-end ?

Poser un enregistreur de température ou un simple thermomètre à minima-maxima (très bon marché !) sur un radiateur et analyser le lundi matin la température minimale mesurée.

Un bruit circule parfois comme quoi il vaut mieux garder le bâtiment à 16°C la nuit et le week -end: «… sinon cela coûtera bien plus cher de remettre le chauffage en température le lundi matin ! ».

C'EST FAUX !

Sur le plan énergétique, il est prouvé qu'il faut couper l'installation de chauffage totalement en période d'inoccupation. C'est ainsi que l'on fera la consommation la plus faible… même si effectivement il faudra recharger les murs le lundi matin.

Seul cas particulier : il ne faut pas couper totalement une zone intégrant un local très humide (cuisine collective, salle de douches, buanderie ...) si cette pièce ne dispose pas d'un d'extracteur d'air mécanique. Les parois risqueraient d'être trop froides, des condensations pourraient s'y produire et développer des moisissures.

Dans ce cas, il faut d'abord résoudre le problème d'humidité (par une extraction d'air efficace) et puis revenir à la coupure du chauffage.

Dans tous les autres cas, le chauffage doit être coupé la nuit et le week-end, tout en restant hors-gel (par une sonde de contrôle placée dans le local le plus froid du bâtiment (local au Nord).

Le radiateur ne doit donc pas être « tiède » le samedi matin (= simple abaissement « traditionnel » de la température de l'eau …). Il doit être… froid !

Bien sûr, il faut prévoir le contrôle hors-gel de l’installation : si la température intérieure descend en dessous de 10° C, le circulateur du circuit est mis en route. Si la température descend en dessous de 5°C, le chauffage est mis en route.

On peut aussi réguler sur la température extérieure et enclencher le chauffage si cette température est inférieure à -2°C.

Le chauffagiste assurera que la période de relance du lundi matin ne génère pas une condensation prolongée, ce qui mettrait à mal une vieille chaudière traditionnelle.

Pendant le nettoyage, une température de 18° sera maintenue dans les locaux (ce qui n’engendre pas de chauffage dans le cas d’un bâtiment avec double vitrage, car la température n’y descend que lentement).

La mesure précédente sera mieux acceptée et la température de consigne sera plus basse si un ou deux locaux sont maintenus à 20°C pour la pause-café du personnel, via un appareil de chauffage électrique programmé.

En automne et en hiver, fermer rideaux, stores ou volets la nuit et le week-end réduit les pertes de chaleur par les fenêtres de 30 à 50%, surtout par temps froid et si ce sont de simples vitrages. Attention : cette mesure n’est efficace que si un matelas d’air étanche est ainsi créé. Ce n’est pas l’épaisseur qui compte mais le fait que de l’air soit piégé (pas de circulation d’air). C’est comme le double vitrage : un centimètre suffit !

La disposition des rideaux sur l’appui de fenêtre participe à la création de cette lame d’air étanche.

Si les fenêtres sont équipées de grilles de ventilation, ce qui est une chance pour la qualité de l’air intérieur, il est important de les fermer en fin de journée pour éviter une fuite de chaleur la nuit et le week-end, soit 75 % du temps…

Les WC et les douches sont bien souvent équipés d’extracteur d’air. Là aussi une horloge pourra programmer la coupure de nuit et de week-end, quitte à laisser le fonctionnement en route encore une heure après la fin de l’occupation pour être sûr d’avoir évacué l’humidité.

Si des groupes de pulsion d’air sont présents, ils seront enclenchés lors de l’occupation effective et non lors de l’enclenchement du chauffage.

Chaque semaine, à tour de rôle, un élève pourrait avoir la « charge-énergie » : éteindre les lampes, ventiler fortement mais brièvement la classe, couper l’alimentation des PC, fermer les rideaux le soir… Dans certaines écoles primaires, ce sont 2 élèves de 6ème, affublés d’un dossard fluos qui sont nommés responsables-énergie et ont le privilège de faire le tour des classes pendant la récréation et sur le temps de midi.

La motivation peut être renforcée par un accord entre la direction et l’Eco-Team : 50 % des économies d’énergie (et d’eau ?) seront affectées au financement d’un projet alternatif mobilisateur pour l’ensemble de l’école : aire de jeux, matériel sportif …

Il arrive que les locaux soient chauffés durant les congés scolaires pour le service d’entretien. Peut-être qu’une programmation permettrait de définir que l’aile A est nettoyée la première semaine et l’aile B la deuxième, par exemple ?... permettant de diviser par 2 le budget chauffage de la période. Ce qui est loin d’être négligeable !

La température des locaux en période de nettoyage est, légitimement, un point sensible pour le personnel d’entretien, déjà souvent peu valorisé dans une école… La programmation devrait donc être faite en concertation avec lui. Voire en l’impliquant dans les bénéfices de la mesure. Dès lors, il peut être décidé de réinvestir l’économie faite et mesurée dans du matériel de nettoyage qui leur facilitera la tâche, par exemple.

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